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Nous sommes les Indigènes de la République

Un ouvrage qui revient sur les sept ans d'existence des Indigènes de la République à travers une anthologie de textes et des entretiens...
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Archives de catégorie : Auteurs
Race is the crucial knot tying state power to capital and big business; this is what Houria Bouteldja aims to prove in this speech, which she gave at the “Trial of political anti-racism” on the 25th of May 2016. After repeated attacks against the Party of the Indigènes of the Republic, and against a large number of immigration and anti-racist movements also present at this meeting, Bouteldja presents her line of defence. Breaking the racist system requires an alliance between political anti-racism and the radicalized social movement. To establish the centrality of race, even within the preoccupations of the Nuit debout movement, Bouteldja takes us through the long history of capitalism and the Nation-state. She sheds a light on the racial knot linking geopolitical value-creation to capitalist value-creation. She invites everyone to join ranks with the descendants of the colonized, to unravel this knot, and give the struggles against neoliberalism a more powerful anti-statist and anti-imperialist content.
Publié dans Actualités, Archives, Communiqués, Houria Bouteldja
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La race est le nœud qui lie le pouvoir d’État au grand capital. C’est cette analyse que propose ici Houria Bouteldja, à l’occasion d’un discours prononcé au « Procès de l’antiracisme politique » (25 mai 2016). Face aux attaques multiples dont le Parti des indigènes de la république a été la cible, parmi tout un spectre de mouvements de l’immigration et antiracistes présents à ce meeting, Boutledja déployait sa ligne de défense. Briser le système raciste suppose une politique d’alliance entre l’antiracisme politique et les franges radicalisées du mouvement social. Pour indiquer la centralité de la race au sein même des préoccupations du mouvement Nuit debout, Bouteldja propose un détour par l’histoire longue du capital et de l’État-nation. Elle retrace le nouage racial entre valorisation géopolitique et valorisation capitaliste. Et elle invite tous et chacun à participer au combat des descendants de colonisés pour défaire ce nœud, et donner aux luttes contre le néolibéralisme un contenu anti-étatiste et anti-impérialiste bien plus conséquent.
Publié dans Actualités, Archives, Auteurs, Houria Bouteldja
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Adapted from Houria Bouteldja’s presentation at the Summer School for Islamic Critical Thought: “Decolonial Struggles and Liberation Theologies” (Granada, June 18, 2014).
One of God’s names is “a l-‘Adl,” which means “The Just.” The idea that my father, Allah yrahmou, transmitted to me is that Islam is fundamentally an ideal of justice. So, to the question “Can one be Muslim in the West?” his answer (as well as mine) would have been a provocative “No.” The presentation I will make here is not that of an Islamic scholar, as I have neither the qualification for it nor the pretension to it. Instead, I would like to offer an analytical framework for understanding the interactions between the fact of being and calling oneself Muslim and the fact of being involved in politics. Wal-‘Ilmou lillâh.
If Islam is really this ideal of radical justice, then our presence as Muslims in the heart of the imperial city, in the heart of injustice, is problematic. In this context, perhaps we would have more humility if we saw ourselves as becoming Muslims.
Some of you may dismiss that statement since, at the individual level, you respect the teachings of the sacred book, the five pillars of Islam, the Sunnah and the great principles. These are indeed the bases of Islamic practice and they are fundamental to whomever aspires to belong to the Ummah el Islamiya. But I contend that there is a profound contradiction between the ideal of justice advocated by Islam and the material gains that we have achieved by living, to a great extent, off of spoliation of the South (in the form of wages, social redistribution or political rights). We are certainly not the main beneficiaries of North/South domination (the bourgeoisie is), and we are not even secondary beneficiaries (the white working classes are). We are the unwanted and collateral beneficiaries of this system but we still benefit, even while remaining in the margins.
Publié dans Actualités, Archives, Communiqués, Houria Bouteldja
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En las siguientes líneas ofrecemos la introducción del último libro de Houria Bouteldja Los blancos, los judíos y nosotros. Hacia una política del amor revolucionario traducido en primicia para Nuda Vida por nuestro compañero J. V Iborra. Aprovechamos además para animar a que se traduzcan las obras de esta activista decolonial que se define así misma como « Indígena de la República », es decir, como sujeto racializado por el colonialismo francés.
Publié dans Actualités, Archives, Auteurs, Houria Bouteldja
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Parmi les diverses manières d’envisager le racisme, il en est une bien curieuse, et dont l’influence ne cesse pourtant de s’étendre jusque dans les milieux indigènes : la fameuse « théorie de la diversion ». Selon celle-ci, le racisme serait un produit politique inventé de toutes pièces par les gouvernements successifs afin de détourner l’opinion publique des « vrais problèmes » qui les affecte
Publié dans Actualités, Archives, Atman Zerkaoui, Auteurs
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Ivan Segré a lu Houria Bouteldja, et nous avons lu Ivan Segré.
L’une des non-moindres vertus du livre d’HB, Les Blancs, les juifs et nous. Vers une politique de l’amour révolutionnaire[1], c’est qu’il fait tomber certains masques. Ivan Segré avait fait preuve d’une incontestable acuité, en dénonçant la trahison de l’histoire juive, dissoute dans la défense de l’Occident, au sein du philosémitisme et, finalement, les relents réactionnaires et xénophobes de ce dernier. Mais il reste pris dans la trame occidentaliste qu’il dénonce lui-même. La lecture Segré, qui se présente comme un exercice de déconstruction du contenu du livre de Houria Bouteldja, détourne systématiquement son propos[2]. Il n’en ressort qu’une défense obstinée du sionisme, justement parce qu’il est radicalement mis à nu par la militante.
Rencontre avec Houria Bouteldja, porte-parole du Parti des indigènes de la République, autour de son livre Les Blancs, les Juifs et nous. Vers une politique de l’amour révolutionnaire (La Fabrique, 2016).
Publié dans Actualités, Archives, Auteurs, Houria Bouteldja
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« Je parle de millions d’hommes arrachés à leurs dieux, à leur terre, à leurs habitudes, à leur vie, à la vie, à la danse, à la sagesse. Je parle de millions d’hommes à qui on a inculqué savamment la peur, le complexe d’infériorité, le tremblement, l’agenouillement, le désespoir, le larbinisme. »
Aimé Césaire, Discours sur le colonialisme, 1950.
« Il y avait des nègres afri… des nègres américains qui étaient pour l’esclavage »
Laurence Rossignol, ministre, 2016.
« Le Racisme, c’est mal ».
Thomas Guénolé, politologue, 2016.
Publié dans Actualités, Archives, Soliman
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Il est des spectacles dont on ne sait jamais s’il faut en rire ou s’en émouvoir. Aussi celui qui s’est déroulé sur le plateau de l’émission Ce soir (ou jamais !) vendredi dernier nous aura-t-il fait sans cesse osciller entre la jubilation et la consternation.
« Excusez-moi, je suis un peu ému ». Le rideau se lève. Thomas Guénolé s’élance au milieu de la scène, transformée pour les besoins de sa prestation en Tribunal. Guénolé a de la peine. Il a de la peine parce qu’« une partie de l’antiracisme est devenue raciste. ». Il ajoute : « Je parle de vous, Madame Bouteldja ! » L’accusée est identifiée. Bientôt, une horde de griefs viendra l’encercler comme autant d’index dressés pour la désigner. Houria Bouteldja est coupable. Mais de quel crime ? De tous !, s’évertuera à démontrer « point par point » l’épique accusateur. En vérité, il n’a pas encore commencé que c’est déjà drôle. Son déguisement de procureur ne dupe personne. On voit bien qu’il nage dedans. On croirait apercevoir un enfant qui, peinant à singer le ton et les effets de langage qu’il a entendus dans la bouche de ses parents, en surjoue l’emphase et le sérieux.
Publié dans Actualités, Archives, Louisa Yousfi
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L’affaire Karim Benzema est un nouveau révélateur du traitement, en France, des descendants de l’immigration postcoloniale, en particulier maghrébine, qui jouent pour la sélection nationale. Les indigènes doivent toujours être exemplaires, à fortiori si ils sont de « grands sportifs ». Voilà en substance le propos de Manuel Valls. Au-delà des footballeurs, cette affaire informe sur le statut des indigènes dans le contexte social et politique du pays. De fait, les rôles qu’on leur assigne et les obsessions qu’on projette sur eux ne sont pas exclusifs du champ sportif. On les retrouve notamment dans les champs politique et intellectuel.
Publié dans Actualités, Archives, Auteurs, Malik Tahar-Chaouch
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