Débat avec Houria Bouteldja. Samedi 17, 14 avenue Parmentier, à Paris (M° Voltaire)

Mais, qu’est-ce que que c’est donc, un blanc ?

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À L’OCCASION DE SON LANCEMENT

RdL, la revue des livres ORGANISE

le samedi 17 septembre 2011 à partir de 14h, à la Générale Nord-Est

14 avenue Parmentier, à Paris (M° Voltaire)

• UNE JOURNÉE DE DÉBATS

• UN SALON DES ÉDITEURS ET DES REVUES DE CRITIQUE SOCIALE ET POLITIQUE avec Article XI, Contretemps, Critique sociale, EcoRev, Editions Amsterdam, Ère, La Fabrique, Libertalia, Lignes, Lux, Les Prairies ordinaires, Mouvements, Multitudes, S!lence, Spartacus, Syllepse, Z, Zones

• ET UNE EXPOSITION D’ARNAUD CRASSAT

14 H « MAIS, QU’EST-CE QUE C’EST DONC, UN BLANC ? ET D’ABORD, C’EST DE QUELLE COULEUR ? »

Débat animé par Jérôme VIDAL (directeur de publication de la RdL).

Dans le monde universitaire comme dans la sphère publique, les débats sur les statistiques ethniques, la discrimination positive ou le legs colonial suscitent de vives polémiques. Inversons-en un peu les termes habituels, en détournant l’interrogation par laquelle s’ouvre Les Nègres de Jean Genet, et demandons-nous ce qu’il en est non pas des « minorités visibles », mais de la majorité « invisible ». Posons donc le problème de la blanchité et des privilèges inavoués qui l’accompagnent. Il s’agira par là d’éclairer la façon singulière dont est formulée, ou refoulée, la question raciale en France, et d’examiner à ce propos la difficile circulation entre discours politiques et discours savants.

Avec Houria BOUTELDJA (porte-parole du Parti des Indigènes de la République), Maxime CERVULLE (co-auteur de Homo exoticus. Race, classe et critique queer) et Françoise VERGÈS (auteure de L’Homme prédateur. Ce que nous enseigne l’esclavage sur notre temps).

16 H SORTIR DU NUCLÉAIRE = REFAIRE LA GAUCHE

Débat animé par Charlotte NORDMANN (membre du collectif éditorial de la RdL).

Le nucléaire n’est pas une « pure » technologie. Si la contre-expertise scientifique a joué et joue encore un rôle fondamental dans l’élaboration des arguments du mouvement anti-nucléaire, la critique de l’industrie nucléaire ne saurait cependant être simplement technique ou scientifique. Parce qu’il constitue un véritable État dans l’État et ce qu’André Gorz appelait, après Ivan Illich, une « mégamachine », le complexe militaro-industriel du nucléaire doit aussi faire l’objet d’une critique proprement politique.

Notre hypothèse est que la question de la sortie du nucléaire et celle d’une refondation de la gauche sont profondément liées : le nucléaire est un révélateur des impasses et des contradictions fondamentales dans lesquelles la gauche se trouve prise, et dont elle doit sortir si elle veut exister à nouveau ; ce n’est que par sa capacité retrouvée à vraiment s’emparer de questions comme celle du nucléaire, d’une portée historique, civilisationnelle, qui mêlent étroitement critiques de l’État, de la technoscience, du productivisme, du consumérisme et du capitalisme, qu’une gauche de gauche pourra se recomposer. Il s’agit donc aussi de se demander pourquoi elle n’y parvient pas aujourd’hui.

Avec Benjamin DESSUS (co-auteur de So watt ? L’énergie, une affaire de citoyens et de En finir avec le nucléaire. Pourquoi et comment) et Alice LE ROY (militante écologiste, co-réalisatrice du documentaire Écologie, ces catastrophes qui changèrent le monde et membre du collectif éditorial de la RdL). Nicolas LAMBERT, auteur et metteur en scène d’Un avenir radieux, une fission française.

18 H AVONS-NOUS SEULEMENT COMPRIS CE QU’EST LE NÉOLIBÉRALISME ?

Débat animé par Laurent JEANPIERRE (professeur de sciences politiques, membre du collectif éditorial de la RdL).

Les promoteurs de la « révolution » néolibérale la présentent comme une nécessaire « modernisation », à l’heure de la mondialisation, et comme une « adaptation » salutaire aux lois irrésistibles de l’économie, trop longtemps bafouées. Mieux : les néolibéraux ont prétendu nous libérer de la condition d’« assistés » et de « dépendants » d’un État social bureaucratique et inefficace, pour nous transformer en « libres et responsables entrepreneurs de nous-mêmes », soucieux de faire fructifier notre petit « capital humain ». Le néolibéralisme s’est ainsi figuré comme une véritable politique d’émancipation, une véritable politique d’empowerment.

Si l’imposture de cette prétention n’est que trop évidente aujourd’hui, nous ne pouvons cependant pas analyser le néolibéralisme comme une simple régression, un retour au « laisser-faire » cher aux libéraux du XIXe siècle. La gouvernementalité néolibérale et les dispositifs qui assurent son emprise sur chacun d’entre nous et sur l’ensemble de la société constituent en effet un régime d’enrôlement inédit de nos désirs par le capitalisme. En comprendre la singularité est une condition nécessaire de notre effort pour lui résister et pour relancer les luttes d’émancipation aujourd’hui.

Avec Christian LAVAL (co-auteur de La Nouvelle Raison du monde. Essai sur la société néolibérale) et Frédéric LORDON (auteur de Capitalisme, désir et servitude. Marx et Spinoza).

20H APÉRO-RENCONTRE AVEC LES MEMBRES DU COLLECTIF ÉDITORIAL DE LA REVUE, MUSIQUE, FÊTE…

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