Le PIR soutient les militants BDS de Toulouse poursuivis en justice

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Pour avoir participé à la campagne de Boycott Désinvestissement Sanctions (BDS), quatre militants de Toulouse comparaissent aujourd’hui devant le tribunal correctionnel de la ville. Ils sont poursuivis, sur dénonciation de la LICRA appuyé par le BNCVA, pour ‘entrave à l’exercice normal d’une activité économique’ : avoir effectué deux distributions de tracts appelant à appliquer la campagne BDS aux produits israéliens.

Le PIR réaffirme toute sa solidarité aux militants BDS toulousains poursuivis pour leur action.

Inspiré de la campagne de boycott de l’Afrique du Sud qui, par son soutien à la lutte du mouvement noir contre l’Apartheid a aidé à y mettre fin, le BDS répond à un appel lancé en 2005 par la société civile Palestinienne. Cet appel invite les sociétés civiles du monde entier à sanctionner l’État d’Israël « jusqu’à l’obtention par le peuple palestinien de ses droits fondamentaux ». Le BDS ne cessera que quand la France aura cessé de collaborer politiquement, militairement et économiquement avec le régime colonial oppresseur de Tel Aviv, et quand le peuple palestinien aura recouvré l’intégralité de ses droits sur sa terre.

Face à son irrésistible succès international, les porte-paroles de la colonisation et de l’apartheid israélien se sont radicalisés. Ils font pression sur les dirigeants politiques occidentaux pour que les tribunaux criminalisent le boycott, et que les militants BDS soient poursuivis en justice. Nos États se font ainsi complices de la répression de la lutte du peuple palestinien, et de celle du mouvement international de solidarité qui le soutient. Ces mêmes États occidentaux furent contraints dans les années 80 de soutenir le boycott des produits d’Afrique du sud, sous la pression de leurs opinions publiques. Ils ont appliqué jusqu’à peu un boycott sur les produits iraniens et l’appliquent toujours aux produits russes. Comment peuvent-ils considérer le boycott comme illégal alors qu’il est un des moyens pour les Palestiniens de résister à l’oppression coloniale ?

Pourquoi refusent-ils d’entendre les voix d’opposants historiques à l’apartheid sud africain soutenant aujourd’hui BDS, comme l’archevêque anglican sud-africain, prix Nobel de la paix en 1984, Desmond Tutu et bien d’autres figures respectées de par le monde? Ces derniers leur rappellent que la situation en Palestine correspond en tout point aux critères de la discrimination raciale énoncés dans la Convention sur l’Apartheid des Nations Unies de 1973. En 2008, le président de l’Assemblée générale de l’ONU lui-même a appelé les états à envisager de participer au BDS. En 2012, le rapporteur spécial de l’ONU sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés a apporté un soutien explicite à la campagne. N’entendent-ils vraiment pas?

En vérité, face à la complicité des gouvernements, c’est tout à l’honneur des sociétés de se mobiliser pour imposer le respect du droit, de la justice et pour leur rappeler que le racisme et la discrimination même quand il s’agit d’Arabes, de noirs ou de musulmans est un crime. Les partisans de l’apartheid israélien tentent non seulement de faire pression sur la justice mais usent de plus en plus de moyens mensongers ou illégaux contre les partisans de BDS. Le recours à la violence est même encouragé par des ministres israéliens. Ici en France, des moyens comme l’intimidation, la diffamation et les menaces physiques ont cours dans l’impunité la plus totale. C’est notamment contre les militants musulmans que ces attaques sont les plus nourries et les plus viles. Le camp adverse exploite l’islamophobie d’État pour agir sur les réseaux sociaux, sans grand risque. Ces manœuvres ne font même pas illusion, tant il est clair qu’elles ne visent qu’à détourner l’attention des exactions d’Israël mais aussi des progrès et ralliements à BDS. En tout état de cause, elles n’entament en rien la détermination des militants à Mulhouse, Montpellier, Perpignan, et aujourd’hui Toulouse.

Nous ne céderons pas à la peur, la dignité de la lutte du peuple palestinien l’exige. La peur appartient au colonisateur car il sait que BDS sera bientôt appliqué partout. Il sait que l’avenir verra le triomphe de la justice en Palestine, et qu’ici les complices de son injustice devront rendre des comptes politiques.

Nous continuerons de combattre le racisme, le colonialisme et de dénoncer les agissements du régime sioniste, jusqu’à ce qu’il soit mis fin à l’occupation, à la colonisation et à l’apartheid en Palestine. Jusqu’à ce que les réfugiés retrouvent leur terre et que triomphe la lutte palestinienne de libération.

Relaxe pour les militants BDS !

Pour le triomphe de la lutte du peuple palestinien !

Palestine vivra, Palestine vaincra !

Tahya Falastine !

 

PIR

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