Domota poursuivi pour provocation à la haine raciale...

Comment osent-ils !?

arton446

On aura tout vu ! Depuis quelques années, chaque fois qu’ils lèvent la tête, les Noirs, les Arabes et les Musulmans vivant en Hexagone, sont accusés d’antisémitisme ou de racisme anti-blancs. Désormais, c’est Elie Domota qui est l’objet d’une ignominieuse campagne destinée à assimiler la résistance du peuple guadeloupéen contre l’oppression béké à un mouvement de « haine raciale ».

Il y a un siècle et demi, Domota, marqué au fer rouge, était propriété des colons esclavagistes venus d’Europe. Aujourd’hui, l’esclavage est aboli mais leurs descendants – les békés – détiennent toujours le pouvoir et les richesses de la Guadeloupe. Fidèle à elle-même, la République défend cette caste dominatrice et raciste contre ceux qui, comme notre frère Elie, ont repris le flambeau de la lutte de leurs ancêtres, les neg marrons.

Les accusations portées contre lui – piètre vengeance d’un pouvoir auquel la détermination des Guadeloupéens a fait mordre la poussière, futile tentative d’intimidation – sont stupides et obscènes. Quelle perversion, en effet, que de faire passer les oppresseurs racistes pour les victimes du « racisme » de ceux qui justement protestent contre la perpétuation des hiérarchies raciales !

Comment un pouvoir qui fait la chasse aux sans-papiers, qui criminalise les populations des Cités, qui entretient l’islamophobie, qui fait l’éloge de la colonisation, qui mène une politique impériale en Afrique, qui appui la guerre américaine en Afghanistan, qui soutient les criminels de guerre israéliens, peut-il avoir l’arrogance de poursuivre en justice celui qui se bat pour la dignité de son peuple ?

Face à une telle aberration, le MIR n’hésite pas une seconde à affirmer son soutien total à Elie Domota. Avec lui, nous disons : « Nous ne laisserons pas une bande de békés rétablir l’esclavage ». « Il faut arrêter de prendre les Guadeloupéens pour des serpillières » : les Guadeloupéens, on les respecte ou on les quitte !

Le Mouvement des Indigènes de la République,
9 mars 2009

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