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Nous sommes les Indigènes de la République

Un ouvrage qui revient sur les sept ans d'existence des Indigènes de la République à travers une anthologie de textes et des entretiens...
EN SAVOIR PLUS...Réseau décolonial européen
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Archives de catégorie : Auteurs
Bien plus que la génération antérieure, les générations blanches nées à partir des années 1980 ont été profondément affectées par les effets de la restructuration libérale et par l’offensive tous azimuts lancée contre les quartiers populaires. Leurs trajectoires historiques et leurs parcours de vie déterminent d’autres tropismes que ceux de leurs aînés. Enracinées dans une même condition sociale, un même sentiment de relégation, un même contrôle institutionnel, notamment policier, une même extériorité par rapport au champ politique et aux mécanismes décisionnels, une conscience commune et des solidarités puissantes se construisent entre jeunes Blancs – ou ceux que la précarité économique maintient durablement dans un entre-deux-âges social – et indigènes.
Publié dans Actualités, Archives, Sadri Khiari
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« Notre génération donc, de même que la génération précédente, a voulu donner à ses enfants tout ce qu’elle n’avait pas pu avoir. Ce faisant, nous avons parfois oublié que – je cite de nouveau Andy – « la bataille que nos aînés ont menée avec les ‘limites’ leur a insufflé la force de nous élever comme des hommes et des femmes ». Cette force est notre véritable héritage. Elle ne doit pas être trahie pour le plat de lentilles yankee-occidental. » James Baldwin[1]
Publié dans Actualités, Actus PIR, Archives, Houria Bouteldja
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Au tournant des années 1960 et 1970, marqué par la puissance du mouvement ouvrier, y compris dans le tissu urbain. L’État social est encore une réalité, même si s’amorce timidement un certain désengagement notamment en terme de logement social. La colonisation et le traumatisme de la décolonisation ont moins de dix ans. Le nombre d’immigrés issus des colonies a connu un nouvel essor. L’héritage de la colonisation est encore tout à fait direct et transparent dans les modalités de gestion de cette immigration, aussi bien dans les entreprises, dans l’habitat que dans le traitement politique et administratif. Et bien sûr dans les représentations dominantes. Nous sommes alors dans un contexte politique et économique bien différent de sa réalité actuelle. Pourtant, dans les quartiers populaires, la résistance blanche est déjà bien réelle. Elle est conduite principalement par le PCF; ce même PCF dont une des forces, dans la première moitié du XXe siècle, résidait dans sa capacité à intégrer les immigrés européens, mais qui fait alors le choix de défendre les ouvriers blancs au détriment des travailleurs immigrés d’origine coloniale. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et jusqu’à la fin des années 1970, les « Banlieues rouges » étaient fières d’être ce qu’elles étaient, c’est-à-dire le territoire où se prolongeaient les luttes sociales, où les acquis de ces luttes s’inscrivaient dans l’espace de vie et de résidence de la classe ouvrière. Dans les grands ensembles, se côtoient les ouvriers qualifiés mais aussi les couches mieux loties du salariat (employés, techniciens …), sur lesquelles s’appuient principalement les municipalités communistes. Les projets de rénovation urbaine qu’elles impulsent semblent alors pouvoir garantir aux travailleurs l’accession à un cadre urbain et à des normes de logement « modernes », reflets d’une mobilité sociale et culturelle qui les rapprocherait des conditions d’habitation, des manières d’être et de vie des classes moyennes. Car l’ambition du prolétaire est de ressembler au petit-bourgeois. Et l’ambition de la ville prolétaire est de ressembler à la ville petite-bourgeoise. La ville tout entière veut voir progresser son niveau de vie; elle veut changer de statut, pour s’élever en dignité. Et la dignité française impose d’être blanc. La banlieue rouge tient à rester une banlieue blanche.
Publié dans Actualités, Actus PIR, Sadri Khiari
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Il faut voir dans le renforcement de la Puissance indigène, revigoré par la revendication musulmane, l’une des causes fondamentales de ces crispations sur la République, la « laïcité à la française » et la nation. De même, l’hystérie anti- communautariste », si elle révèle quelque chose, c’est bien la crainte que les indigènes n’aspirent à une libération collective et plus seulement à une émancipation individuelle – nécessairement intégrationniste -, qu’ils ne se contentent pas d’interpeller les normes dominantes s’imposant aux individus mais en viennent à interroger les principes institutionnels de la République. Une crainte qui n’est pas d’ailleurs complètement injustifiée. Certes, aucune organisation musulmane, ou plus généralement indigène, ne revendique aujourd’hui de droits collectifs particuliers. L’égalité juridique entre individus abstraits – cette « valeur » républicaine qui masque la réalité persistante de communautés ou de groupes dotés de droits inégaux – n’est contestée par personne en tant que fondement du droit, de la citoyenneté et des institutions de l’État. Les revendications « régionalistes » apparues dans les années 1970 avaient déjà ébranlé le socle de la République nationale jacobine, « Une et Indivisible ». Nos organisations s’en défendent en revanche avec force. Par conviction intégrationniste ou pour ne pas donner des armes à l’adversaire, bien souvent les indigènes se revendiquent des principes sacrés de la République. Nombreux sont ceux qui, même s’ils sont français depuis des lustres, persistent en effet à se penser illégitimes. Ils s’interdisent le droit de discuter les « valeurs » de la France ni a fortiori de refaire la France.
Publié dans Actualités, Actus PIR, Sadri Khiari
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Nous apprenons avec douleur que notre frère et camarade Henri Alleg de son vrai nom Harry Salem, algérien d’adoption depuis 1939, militant communiste et anti colonialiste infatigable, contre l’avis même de son parti parfois, journaliste et ancien directeur d’Alger républicain, également membre du comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine, nous a quittés mercredi17 juillet. Nous voulons ici lui rendre un hommage ému.
Il s’en est allé l’homme au sourire d’enfant mais aux convictions plus fermes que la roche. Il s’en est allé le militant de toujours, l’éternel optimiste, la détermination et l’enthousiasme du révolutionnaire solidement chevillés au corps, l’espoir en l’avenir comme une bannière éclairant un visage serein. Le visage radieux de celui qui part avec la certitude du devoir accompli.
Publié dans Actualités, Actus PIR, Youssef Boussoumah
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Nous sommes tristes, notre frère Ilan Halévi, le grand militant pour la Palestine, s’est éteint.
Ce militant infatigable vient de mourir au terme d’un parcours politique exceptionnel. Un parcours qui l’a mené après qu’il ait rompu avec Israël dans les années 70 à intégrer peu à peu la lutte palestinienne jusqu’à devenir conseiller de Yasser Arafat, représentant de l’OLP en Europe ainsi que membre des instances dirigeantes du Fatah.
Publié dans Actualités, Actus PIR, Youssef Boussoumah
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Cette intervention dans son intégralité a été présentée pour la première fois à l’université de Berkeley le 17 avril 2013, au département d’études ethniques, une seconde fois, le 8 juin 2013 au sein du Réseau de Travail 24 de l’Association Française de Sociologie (AFS) « Genre, classe, race. Rapports sociaux et construction de l’altérité » et une troisième fois dans le cadre de l’école d’été de Grenade consacrée à la pensée critique islamique et aux luttes décoloniales, le 21 juin 2013. Une précision cependant : une partie de cette communication a été présentée au 6ème congrès international de recherches féministes à Lausanne en août 2012.
la rédaction
Publié dans Actualités, Actus PIR, Houria Bouteldja
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Il y a des situations qui vomissent leur vérité. La mobilisation massive suscitée par l’assassinat politique de Clément Méric par des groupes fascistes, doublée par une indignation nationale me plonge dans un profond malaise. A quelques malheureuses exceptions, les manifestants étaient blancs, les organisations étaient blanches.
Publié dans Actualités, Actus PIR, Houria Bouteldja
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Nous venons d’apprendre la perte de son bébé, par madame Leïla O. agressée par un groupe d’extrême droite radicale dans une rue d’Argenteuil. Aucun mot ne pourrait dire le dégoût que nous ressentons à cette annonce. Nous tenons tout d’abord à présenter nos sincères condoléances à la maman et à sa famille mais aussi à toute la communauté musulmane et à l’ensemble de ceux qui se sentent solidaire de son combat pour la justice et l’égalité.
Une nouvelle et sinistre étape vient d’être franchie. Dans quel pays prétendument démocratique a-t-on vu une telle convergence objective entre les hommes politiques, les hauts fonctionnaires, les journalistes qui jour après jour abreuvent ce pays de discours islamophobes et les hommes de main qui passent à l’acte ? Les uns pensent, et parlent, les autres agissent. Même quand ils semblent être à des antipodes politiques les uns des autres. Les groupes dits fascistes n’agissent jamais seuls.
Publié dans Actualités, Actus PIR, Youssef Boussoumah
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How to explain to you White people that I have no other choice? I am at a crossroads and the wind is pushing me toward my people. I must be in solidarity with men. How do I explain this to white women? And to feminists in particular? The women who fought for the recognition that separation and non-mixing are necessary for feminism to blossom as a political project?
Publié dans Actualités, Archives, Houria Bouteldja
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