Contre le néocolonialisme et la françafrique

Programme Semaine de l’Afrique déchaînée

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CONCERT
MARDI 15 FEVRIER 2011
12H FORUM DE L’UNIVERSITE PARIS 13 VILLETANEUSE

Première partie

Seumeur: Rappeur et étudiant à l’université de Paris 13

Seconde partie

ZEP (Zone d’Expression Populaire): Courte présentation du groupe : Exister en refusant l’invisibilisation, l’injonction à la politesse et le chantage à l’intégration. Sans ambiguïté, avec son « rap musette », ZEP prône l’insolence, l’irrévérence et hurle à qui veut l’entendre et à qui ne le veut pas : « On n’est pas là pour plaire, séduire ou convaincre ! ». ZEP est à l’origine du projet Nik la France, co-réalisé avec le sociologue Saïd Bouamama.

CONFÉRENCE, PROJECTION, DÉBAT
Afrique : la colonisation n’est pas finie !
JEUDI 17 FÉVRIER 2011
12H00 AMPHI 4
UNIVERSITÉ DE PARIS 13 VILLETANEUSE

Diffusion du documentaire Afrique 50

Réalisé par René Vautier en 1950 dans les colonies françaises, ce film, qui fut interdit en France jusqu’en 1990, est un résumé fracassant des ravages de l’exploitation, du colonialisme, des exactions commise par les autorités françaises.

Conférence sur l’héritage et les réalités coloniales d’aujourd’hui

Intervenants :
Youssef Boussouma, historien (sous réserve)
Thomas Deltombe, journaliste et co-auteur de l’ouvrage Kamerun! Une guerre cachée aux origines de la Françafrique – 1948-1971
Nelly Ducray, militante de l’association Survie.

Semaine de l’Afrique déchaînée

Afrique : la colonisation n’est pas finie !

Aujourd’hui encore, les mots pillage, vol, subordination trouvent toute leur signification en Afrique. Depuis que l’Europe est venue fourrer son nez dans ce continent il y a quatre siècles, l’histoire de l’Afrique est prisonnière de la colonisation et d’une domination impérialiste non révolues qui riment avec dévastation, génocides, françafrique et oppression capitaliste.

Les guerres de décolonisation et les révolutions pour l’indépendance n’ont malheureusement pas, comme leurs investigateurs l’espéraient, débouché sur la souveraineté des peuples et leur accessibilité à des richesses au combien précieuses pour l’industrie moderne. Nous n’oublions pas la pleine responsabilité des États impérialistes dans l’échec de ces luttes de libération. Pour ne pas perdre la main sur ce continent, et pour continuer à en tirer tous les profits, ces derniers n’ont pas hésité à développer des jeux tactiques d’ingérence, à « diviser pour mieux régner » en créant des comités de soutien aux minorités dominées, à organiser les assassinats de personnalités porteuses d’espoir et très influentes comme Patrice Lumumba (tué en 1961, avec la complicité de l’État belge) ou Thomas Sankara (assassiné en 1987, avec l’appui du gouvernement français).
La domination capitaliste des pays occidentaux repose fondamentalement sur l’expropriation des richesses et l’exploitation des marchés économiques des régions sous-développées. Le tout avec la bénédiction des gendarmes économiques qui régissent le monde : le Fond monétaire international, l’Organisation mondiale du commerce, etc. Hier encore, leur rôle était limité. Depuis une trentaine d’années, ces superstructures abstraites font marcher au pas du capitalisme les peuples du monde entier, au rythme de politiques de la dette et de libéralisation imposées.
Quant aux jeux d’amitiés entre dictateurs et dirigeants européens, ils sont toujours au goût du jour, à la différence près que les PDG, le CAC40, et les multinationales s’en mêlent, en véritables vautours constamment à la recherche de nouveaux marchés juteux et de matières premières.

Ayant trop à perdre à abandonner le continent africain, les classes dirigeantes occidentales et les multinationales continuent leur ingérence en s’adaptant au fil du temps. En outre, elles ont toujours manifesté un grand intérêt pour les événements qui pourraient menacer la stabilité des rapports Nord-Sud, comme récemment en Côte d’Ivoire. Il n’y a qu’à voir aussi leur inquiétude, à propos des révoltes populaires qui, miraculeusement, se propagent dans les pays arabes d’Afrique. Ce ne sont ni les islamistes, ni les communistes qui effrayent l’Ordre mondial capitaliste, c’est la Liberté des peuples!

Ainsi, dans sa longue route d’émancipation contre l’impérialisme, l’association Épices, pose ses bagages en Afrique et vous invitent à visiter l’histoire et les réalités d’un continent pluriel, ensanglanté, méprisé, en quête de DIGNITÉ!

Événement organisé par EPICES, en partenariat avec la semaine Anti-coloniale (du 18 au 27 février, programme sur www.anticolonial.net), avec Sud-étudiant P8, l’association Survie, ZEP

Association Épices
Émancipation Politique Initiatives Culturelles et Sociales
99 avenue Jean Baptiste Clément, 93430 Villetaneuse.
Contact : epices.p13@gmail.com / 0149403809

EPICES Émancipation Politique, Initiatives Culturelles et Sociales
Local BDE, petit forum, campus de Villetaneuse Paris13
0149403689
epices.p13@gmail.com

Pour se rendre à l’université Paris 13 Villetaneuse :
99 avenue Jean Baptiste Clément, 93430 Villetaneuse.
De Gare du nord : gare d’Epinay-Villetaneuse, puis bus 156 ou 356 ou navette.
De Saint-Denis : Marché de Saint-Denis ou Université Paris 8, bus 256 (direction gare d’Enghien), arrêt Carnot.

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