Argenteuil

Chronique de la mort d’un vieux migrant

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Le mardi 9 juin, la police contrôle une voiture conduite par M.Arezki(61 ans, invalide a 60%) accompagné de son ami Ziri ali (69 ans), menotté, roué de coups. 15 mn plus tard M.Ziri tombe dans le coma à l’hôpital. 2 jours plus tard, il décède.

Saisi par l’ATMF, le procureur répondait dans un courrier :«Il résulte des conclusions du médecin-expert que la cause du décès n’est pas d origine traumatique. L’autopsie a mis en évidence des problèmes cardiaques associés à une maladie pulmonaire dans un contexte d alcoolisme qui sont à l’origine du décès de M Ziri. »

Le procureur nie les hématomes constatés sur le corps, ni ne répond à la disparition de la chemise et de la veste de l’intéressé. Ce déni s’est accompagné du silence de la presse locale qui est si prompt à parler d’un chien écrasé !

L’ATMF a décidé de créer un collectif « vérité et justice pour Ziri » qui a organisé une conférence de presse, une manifestation le 24 juin suivie d’un rassemblement le 30 juin. L’affaire est « presque » connu du public.

La gendarmerie et le commissariat de Bezons ont refusé de recevoir la plainte de M.Arezki, le chauffeur, pour coups et blessures. Le consul algérien du Val d’Oise fait une forte pression sur la famille pour rapatrier en urgence le corps et considère que « l’ATMF veut s’émoustiller », dixit FR3.
L’avocat de la famille a éprouvé énormément de difficultés sur la recevabilité de la plainte. La sénatrice Alima boumedienne a saisi le ministre de l’Intérieur et celui de la Justice. Enfin le procureur a décidé d ouvrir une information complémentaire et fait auditionner le chauffeur, M. Arezki, le 1er juillet (21 jours plus tard).

La morale de cette affaire : un vieil Arabe qui boit, réside à Argenteuil, tabassé par les flics ne peut être qu’une racaille à karcheriser.

Circuler, y a rien à voir !

El Baz Ali

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