Notre frère Elias d’Imzalène fera de nouveau face à ses accusateurs le 16 septembre prochain à la Cour d’Appel de Paris. Ce procès en appel sera celui de tous ceux qui depuis 3 ans appellent à prolonger et à soutenir la résistance du peuple Palestinien.
Signalé en 2024 par le Ministère de l’Intérieur au Procureur de la République pour avoir prononcé le mot « intifada » et appelé à lutter pour mettre un terme au génocide en Palestine, Elias avait été condamné en première instance pour « provocation publique à la haine », et a vu ses avoirs arbitrairement gelés par le gouvernement français.
La répression dont le mouvement de soutien au peuple palestinien fait l’objet depuis le déclenchement de la guerre génocidaire, avec la constellation d’organisations pro-israéliennes se portant parties civiles dans le cadre de cette inquisition islamophobe, est l’expression directe de la solidarité entre les États occidentaux et l’État colonial d’Israël.
Si la présence de défenseurs du colonialisme israélien sur les bancs des parties civiles n’est pas une surprise, leur seule présence dans les organes officiels de l’antiracisme d’état devrait, après 3 ans de génocide, de larmes de crocodile et de mensonges éhontés, finir de discréditer toute prétention du gouvernement français à la neutralité. Depuis 3 ans, ce réseau d’inquisiteurs mène une politique d’entrave systématique contre le soutien à la résistance légitime du peuple palestinien, et piétine par ses manipulations obscènes la mémoire des victimes des génocides d’hier et d’aujourd’hui, main dans la main avec le gouvernement français dont ils prolongent l’action.
Le « fascisme », si ce mot a un sens, n’est pas un péril électoral à venir. Les menaces, intimidations, convocations, procédures, procès, condamnations, perquisitions dont nous sommes l’objet font partie intégrante du processus de radicalisation autoritaire raciste et colonial à l’œuvre en France comme en Palestine, appuyé par tous les abus autorisés par des décennies d’extension des dispositifs antiterroristes islamophobes. En France, la prise de parole publique d’un homme musulman affirmé est traitée comme une menace sécuritaire.
Soutenir Elias, c’est nous soutenir nous-même. Pour lui, et tous nos frères et sœurs pris pour cible par le pouvoir colonial, pour notre droit à la résistance et au soutien à la résistance, pour notre droit à l’apologie de la libération et de la décolonisation, soyons nombreux, toutes et tous, le 16 Septembre à partir de 12h30 jusqu’au soir, Cour d’Appel de Paris, 10 Bvd du Palais.
La Palestine s’appelle Résistance.
De Paris à Gaza, La Palestine vaincra, et sa victoire sera la nôtre !
PIR







