Espace politique indigène

Résistances et luttes des immigrations et des quartiers

arton1839

Le monde militant des quartiers et des immigrations, contrairement à une idée reçue, lutte et se mobilise. Il résiste tous les jours, souvent dans l’ombre. Le week-end dernier, par exemple, dans Paris et sa banlieue, de nombreux évènements militants ont été organisés par des descendants d’immigrés et habitants des quartiers.

Vendredi 31 mai au soir, le CCIF a organisé un dîner annuel pour récolter des fonds qui lui donneront les possibilités matérielles de poursuivre son combat contre l’islamophobie. Le CCIF est devenu en 10 ans un partenaire crédible et incontournable tant pour son sérieux que pour ses résultats tangibles. Le PIR lui souhaite bon courage dans la poursuite de son action.

Samedi 1er juin, c’était au tour de Banlieue + d’organiser la commémoration des 30 ans de la marche pour l’égalité et contre le racisme. Nous sommes nombreux à nous revendiquer de ce moment fondateur de nos luttes. Nous le serons davantage encore dans les mois qui viennent. Nous nous félicitons que Banlieue + ait invité Abdelkarim Aichi, porte-parole du PIR, et permis à de nombreux acteurs et militants comme Émergence, Le PDG, le MIB, le collectif Stop contrôle au faciès de s’exprimer. Le temps d’une conférence, nous nous sommes ainsi réappropriés une partie de notre histoire.Le même jour, Houria Bouteldja, membre du PIR, était invitée à l’université de St Denis dans le cadre de l’African Liberation Day, qui comme son nom l’indique, était une journée dédiée à la mémoire des luttes anticoloniales et à la poursuite du combat pour l’unité des peuples dominés par l’impérialisme. Était présente également la Brigade anti-négrophobie et de nombreux militants afro-descendants venus des États-Unis, de Suède, d’Allemagne et de France. Enflammé et plein de punch, le discours de clôture du leader Afro-américain, Omali, fut d’une exceptionnelle pertinence politique.

Dimanche 2 juin, nous avons pu assister à l’avant avant-première du film de Samia Chala, « Madame la France, ma mère et moi » qui a conquis nos cœurs et qui sera définitivement notre palme d’Or. Un film qui nous a émus parce qu’il rend tout simplement hommage à nos mères et grand-mères, qu’il est une condamnation implacable mais poétique du système qui veut faire des femmes indigènes des traitresses à leur « race ». À travers la réhabilitation des femmes, la réhabilitation des indigènes d’ici et là-bas. Merci à Samia pour ce précieux documentaire.

L’espace politique indigène est vivant et actif et nous participons à ce mouvement avec fierté.

La rédaction du PIR

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