Portrait

Notre « pote » Fadela et sa smala

arton662

Dans la sombre et pathétique histoire de la diversité made in France, la pleine lune ne croise nullement l’insigne de Batman au cours d’une nuit salvatrice… À défaut d’apparition d’un quelconque super héros, par le biais d’un grossier tour de passe-passe laissant entrevoir le fil rouge de l’imposture, le croissant lumineux niché au milieu des étoiles se mue en une immense banane. Celle que les politiques nous tendent depuis des années en guise de lutte contre les discriminations. Une gigantesque mascarade qui a atteint son paroxysme avec la nomination au gouvernement de Fadela Amara, incarnation moderne de ces « oncles Tom » à la française et porte banane en chef.

Être formé à l’école SOS Racisme, c’est un peu comme sortir d’un jeu de télé réalité: cela peut vous mener n’importe où. De Fun Radio (Loubna Méliane) au Parlement européen (le réhabilité Harlem Désir) en passant par les tables de poker et les tribunaux (le représentant du peuple Julien Dray). Tout en étant socialiste, vous pouvez même terminer dans un gouvernement de droite après avoir crié sur tous les toits que vous êtes «ni pute ni soumise»… Tozzzzzzz !

Je me souviens de la première fois que j’ai aperçu Fadela Amara. Lors du déclenchement de la deuxième Intifada en 2000, quelques tensions intercommunautaires avaient poussé le journal Pote à Pote, créé par SOS Racisme, à organiser un débat sur la résurgence d’un « nouvel antisémitisme ». Pour répondre à une fille un peu nunuche qui vantait les mérites de l’amitié entre Gad El Maleh et Jamel Debbouze, j’avais fait remarquer que je n’avais pas besoin de voir deux humoristes se tailler des pipes dans la presse pour savoir qu’un Juif et un Arabe pouvaient être proches. À peine ma phrase terminée, une femme bondit alors de sa chaise pour prendre la parole et m’apostropher avec un accent épais, comparable à celui des marionnettes qui imitent les jeunes banlieusards au journal des guignols: « Arrête un peu tes conneries, tu sais très bien que chez nous les Maghrébins, on nous apprend à avoir la haine des Juifs dès notre plus jeune âge ! ». Carrément…

Lorsque j’ai demandé discrètement quel était le nom de cette représentante autoproclamée du peuple « beur » de France, on m’a dit : « C’est Fadela Amara, la présidente de la Maison des potes (une filière de SOS Racisme) ». Franchement, en y repensant, je me dis que j’avais plus de chances à l’époque d’aller sur la lune qu’elle en avait de devenir un jour ministre. Avec sa tignasse en bataille, son keffier palestinien (hé oui…) et son sarouel style Daniel Balavoine façon 80’s, elle n’en menait vraiment pas large. Depuis, elle a découvert les brushings, les tailleurs et les honneurs de la « répoublique », le mot phare de ses discours incantatoires censé faire d’elle la gentille Maghrébine qui a tout compris, luttant pour l’émancipation de ses sœurs et contre la mauvaise influence de leurs frangins islamistes.

Mais avant d’être nommée par le fait du prince (et non pas élue par les Français !) aux plus hautes fonctions de l’Etat, Fadela Amara a dû batailler ferme dans le monde associatif. Ne possédant pas le physique de bimbo lui permettant d’intégrer le harem de beurettes socialistes de Julien Dray, elle s’est chargée d’éliminer elle-même ses concurrentes dont Loubna Méliane, l’ex-vice-présidente de SOS Racisme qui a rayé tous les parquets de France et de Navarre grâce à une dentition défiant les lois de la nature, avant de retomber dans l’anonymat le plus total telle une candidate de Loft Story.

Un escroc en guise de maître à penser

Une ascension sans parrain pour Fadela Amara donc, mais non sans maître à penser. Et celui-ci, tous ceux qui connaissent la carrière de l’actuelle secrétaire d’Etat à la politique de la ville savent son nom : Mohamed Abdi. Ce que beaucoup de journalistes se gardent en revanche de révéler, c’est qu’il n’est pas seulement son homme de l’ombre mais son homme tout court, celui qui partage sa vie depuis de nombreuses années. Aussitôt nommée, elle l’a donc embauché en tant que principal conseiller de son cabinet. Ça se passe comme ça chez SOS !

En cernant le personnage de Mohamed Abdi, la conscience politique de Fadela Amara, l’essence de son discours apparaît au grand jour… Arrivé à un âge avancé sur le territoire français, cet énergumène semble ne s’être jamais remis d’avoir été élevé dans une famille polygame aux valeurs ultraconservatrices. En guise de thérapie, il a donc décidé de venir offrir sa conception de la francité aux Français d’origine maghrébine. Un comble… Durant son adolescence, Mohamed Abdi a découvert la langue de Molière en lisant les aventures d’Astérix le Gaulois, où le héros et son fidèle compagnon, Obélix, s’empiffrent de sangliers et s’abreuvent de vin rouge à longueur de journées. En refermant la BD, la lumière jaillit en lui. « C’était pourtant si simple… »

Depuis, Mohamed Abdi est convaincu que pour être un véritable Français, il suffit de manger du porc et de boire de l’alcool. Si vous déjeunez un jour avec lui, il s’empressera à coup sûr de commander un plat à base de viande porcine pour vous montrer ô combien il est votre semblable, vous, le Français de souche. En résumé, ce fin gourmet ne s’affranchit pas des interdits inhérents à sa religion d’origine, l’Islam, par choix d’exercer son libre-arbitre. Au contraire, c’est un énorme complexe d’infériorité qui le conduit à penser qu’il doit adopter la culture occidentale (gastronomique pour lui, chacun son choix !) pour être un homme civilisé. Si Banania décidait aujourd’hui de choisir un nouveau visage pour représenter sa marque, nul doute que c’est lui qui aurait sa tronche sur les bols de chocolat.

Enfin, comme d’autres figures de SOS Racisme (Julien Dray, Harlem Désir), Mohamed Abdi a trempé dans des magouilles peu glorieuses. En 2008, la cour de cassation l’a condamné à 18 mois de prison, dont 12 avec sursis, pour escroquerie. Ça tombe bien, une fois au placard, il aura tout le loisir d’expliquer aux taulards originaires des cités pour quelles raisons il les a traînés dans la boue pendant des années, notamment lorsqu’il était secrétaire générale de Ni Putes Ni Soumises. Malgré cette condamnation, Fadela Amara a catégoriquement refusé de licencier son conseiller. Au moins en amour, elle est fidèle. Pour le reste…

Le véritable rôle de Fadela Amara au gouvernement

Mais au fait, à quoi sert Fadela Amara ? Son plan Espoir banlieue (un nom d’opération humanitaire digne du « French doctor » !), qui ne comportait aucune mesure sur la culture ni en faveur de l’émancipation des femmes (elle, la soi-disant féministe !), a fait un bide total et en définitive, tout le monde au gouvernement s’en tamponne les roubignoles. À la manière du barman noir de La croisière s’amuse, elle est là pour amuser la galerie et servir d’alibi. Lui, qu’il sache faire des supers cocktails façon Tom Cruise, ça n’intéressait personne. Pareil pour elle. Ses collègues aiment entre autres l’entendre parler en verlan (elle, la quadragénaire, lamentable !). Cette petite touche exotique, ça leur donne l’impression de s’encanailler.

Son meilleur diplôme, sa plus belle carte de visite, c’est son nom, encore qu’elle ait troqué son prénom d’origine, Fathia, pour Fadela : ça change tout ! Côté affaires courantes, on peut l’apercevoir ici et là s’adresser à un jeune de quartier en lui disant « belah foumouk » (ferme ta gueule, en arabe), ou encore insulter un père de famille qui souhaitait débattre avec elle de « ould haram » (fils du péché). Un peu comme si Christian Estrosi, ministre de l’Industrie, se rendait à une grève de salariés et traitait l’un d’entre eux de fils de pute… Toutes les scènes en question ont été filmées. Les séquences tournent en boucle sur Youtube et pourtant aucun média ou presque ne relève. Tant que ça se passe «entre eux»…

Car c’est bien la raison principale de sa nomination : l’indigène modèle qui parle aux indigènes, ou mieux, qui parle DES indigènes ! Elle ne cesse de narrer son côté « franchouillard » tellement elle a peur de ne pas être considérée comme une vraie Française, mais prend toujours le soin de se présenter en tant que musulmane (pas trop quand même, attention !) pour mieux pouvoir parler d’eux en toute légitimité. Vous avez déjà vu un autre ministre vanter sa chrétienté ou son judaïsme pour s’exprimer sur des faits de société ? Ça n’arrive jamais. Fadela Amara n’est pas ministre des cultes mais c’est elle qu’on invite sur les plateaux télés dès lors qu’il s’agit d’Islam. Impossible de lui reprocher une quelconque intention discriminatrice puisque c’est une des leurs ! Double Toz. À force de taper sur les musulmans, elle est devenue tellement impopulaire auprès d’eux qu’elle a été rebaptisée dans certains quartiers Fadela H’mara (ânesse, en arabe) ou encore Fadela Khamdja (sale, pour sa propension à répéter sans cesser le mot « dégueulasse »). Suite à son zèle ultra-consensuel lors du débat sur la burqa, des internautes lui ont récemment dédié un groupe sur Facebook: « Une burka pour Fadela H’mara, pour ne plus voir sa sale tronche!! »

Une secrétaire d’Etat à la politique de la ville destinée à dialoguer avec sa « communauté », toujours prête à servir de caution sur l’Islam, escortée par un conseiller condamné pour escroquerie : Sarko nous avait promis la fin de la Françafrique, on l’a désormais en version locale.

En définitive, étant donné l’épaisseur du dossier, et en vertu du devoir d’informer qui m’est conféré, Fadela Amara, I TOZ YOU !!!

Johnny Tozer

SOURCE : Tozer

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