Communiqué

Face au MIR, Hortefeux fait front… national

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Relayé par quelques médias, Brice Hortefeux, ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire, a engagé depuis plusieurs semaines une campagne contre le MIR et sa porte-parole, Houria Bouteldja.

Rappel des faits :

– Dans L’Express du 29 mai 2008, Brice Hortefeux reprenant à son compte les allégations vieilles d’un an, formulées le 30 juin 2007 par l’hebdomadaire Marianne et Alain Finkielkraut, prétend que, jouant sur les subtilités de la langue française, notre porte-parole a qualifié de « sous-chiens », ceux que l’on désigne communément comme « Français de souche ».

– Dans la foulée, l’UMP rend public le 1er juin 2008 un communiqué dans lequel elle félicite Brice Hortefeux d’avoir dénoncé « les propos empreints de racisme, prononcés par la porte-parole du MIR » qu’elle compare à ceux de Jean-Marie Le Pen.

– Invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI au cours duquel il est interpellé sur l’agressivité du MIR, Brice Hortefeux, récidive, affirmant cette fois : « Que l’on soit Français ou d’ailleurs, étranger, on doit respecter le territoire qui vous héberge, qui vous accueille, qui vous nourrit… ». « J’ai donc signalé au Garde des Sceaux les propos de ce mouvement afin qu’il examine quelles sont les conséquences que l’on peut en tirer ». « Quand on professe le combat contre le racisme, poursuit-il, eh bien on ne le promeut pas ». Il ajoute, enfin, que le « risque » de racisme existe « à l’égard de certaines communautés en fonction de leur peau (….) mais le risque existe aussi à l’égard de la communauté nationale. »

– Le 15 juin 2008, le ministre s’en prend à nouveau au MIR, cette fois sur Radio J. Pressé par les journalistes de se prononcer sur l’éventualité de poursuites judiciaires, il réitère sa conviction qu’il y a bien eu jeu de mot et que sa vigilance est totale.

Récapitulons : Si l’on comprend bien les propos de Brice Hortefeux, il y aurait seulement un « risque » de racisme en France envers les Noirs, les Arabes et les musulmans, lesquels sont en outre distingués de la « communauté nationale », quand bien même ils sont français. Dont acte, Monsieur le ministre ! Il nous est dit également que les Noirs, les Arabes et les musulmans sont, en France, hébergés, accueillis et nourris (blanchis ?), quand bien même ils sont français. Re-dont acte, Monsieur le ministre ! Enfin, nous apprenons, bien que les propos et les activités du MIR sont légaux, publics et transparents, que nous serions dans le collimateur des services de police et de la justice. Cette méthode d’intimidation éculée que nous interprétons comme une atteinte à la liberté d’expression ne nous impressionne pas. En revanche, nous sommes profondément choqués de l’opportunisme de cette cabale au moment où la France, s’apprêtant à présider le Conseil de l’Union Européenne, tente d’ériger comme modèle sa législation anti-immigrés.

Quant à nous, nous n’en appellerons pas à la Garde des sceaux ni à un quelconque tribunal ; mais à l’opinion publique démocratique que nous voulons prendre à témoin. C’est pourquoi, Monsieur le ministre de la République, le MIR se tient à votre disposition pour tout débat ou confrontation publique sur la question du racisme en général et sur votre bilan à la tête du ministère de l’indigénat en particulier.

Paris, le 20 juin 2008,
Le MIR

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