Baltimore-sous-Bois

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Jamais coupable. Encore une fois, la police ne l’est pas dans la mort de Zyed Benna et Bouna Traoré, pas plus que dans celle d’Ali Ziri, d’Amine Bentounsi, de Lamine Dieng, de Wissam el-Yamni, d’Abdoulaye Camara, de Lakhamy Samoura et Moushin Sehhoul, de Lahoucine Aït Oumghar et de tant d’autres. Quarante ans que des frères sont assassinés par la police, que leurs droits et leur dignité sont bafoués par une institution judiciaire complice ! La police sait qu’elle pourra toujours compter sur la mansuétude active du pouvoir politique, droite comme gauche. C’est ça la République française.

Dix ans après les émeutes de 2005, la République coloniale pèse encore de tout son poids pour ignorer et réprimer les exigences de justice et de dignité émises par les habitants des banlieues depuis la Marche pour l’Égalité. À cette obstination de l’État français, nous ne cesserons d’opposer la nôtre : celle de nous battre pour imposer le respect de nos droits, et le respect tout court.

À Baltimore, comme à Clichy, sont à l’œuvre les mêmes polices et les mêmes justices, le même racisme. À Baltimore comme à Clichy, notre résistance est la même : Pas de justice, pas de paix !

 

PIR, à Paris, le 19 mai 2015

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